Source: Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO) |

Le chef de la MONUSCO condamne des affrontements meurtriers impliquant des demandeurs d’asile au Sud-Kivu

Des heurts entre des demandeurs d’asile et des réfugiés burundais et les forces de défense et de sécurité congolaises auraient entraîné la mort d’au moins 36 réfugiés et un officier congolais

Je suis profondément choqué par le nombre élevé de victimes civiles qui étaient venues chercher refuge en République démocratique du Congo

KINSHASA, République Démocratique du Congo, 18 septembre 2017/APO/ --

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République démocratique du Congo, Maman Sidikou, a condamné aujourd’hui (16 septembre 2017) les actes de violence perpétrés à Kamanyola (province du Sud-Kivu) qui ont entraîné la mort de dizaines de personnes et il a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Des heurts entre des demandeurs d’asile et des réfugiés burundais et les forces de défense et de sécurité congolaises auraient entraîné la mort d’au moins 36 réfugiés et un officier congolais. 117 autres personnes seraient blessées.

« Je suis profondément choqué par le nombre élevé de victimes civiles qui étaient venues chercher refuge en République démocratique du Congo et je condamne toute forme de violence entre communautés » a déclaré le chef de la MONUSCO.

Selon des rapports crédibles reçus par la MONUSCO, les demandeurs d’asile et réfugiés burundais ont manifesté contre les autorités locales suite à la reconduction à la frontière de quatre d’entre eux. Un officier des Forces armées de la République démocratique du Congo a été tué dans les heurts entre les deux parties, ce qui a entraîné une escalade de la violence. En réponse, les forces de défense et de sécurité congolaises auraient ouvert le feu sur les manifestants de façon disproportionnée.

Maman Sidikou, représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MONUSCO, rappelle l’obligation pour les forces de défense et de sécurité de ne recourir à la force qu’en dernier recours, en respect des principes de nécessité, proportionnalité et légalité, conformément aux standards internationaux.

Il appelle les autorités à ouvrir promptement des enquêtes judiciaires afin de faire la lumière sur les faits et de rendre justice aux victimes.

La MONUSCO a déployé des équipes sur le terrain afin de déterminer avec précision les circonstances des affrontements. Par ailleurs, elle apporte une assistance pour le tri, les soins et l’évacuation des blessés.

Selon l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, on recense actuellement 44 000 réfugiés burundais en République démocratique du Congo.

Distribué par APO pour Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO).